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Séoul et Washington écourtent leurs exercices militaires après les critiques de Trump
information fournie par AFP 19/08/2026 à 16:51
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Des soldats sud-coréens participent à un exercice antiterroriste dans un hôtel à Séoul, le 19 août 2026, en marge d'un exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les États-Unis baptisé "Ulchi Freedom Shield" ( AFP / Jung Yeon-je )

Des soldats sud-coréens participent à un exercice antiterroriste dans un hôtel à Séoul, le 19 août 2026, en marge d'un exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les États-Unis baptisé "Ulchi Freedom Shield" ( AFP / Jung Yeon-je )

Les exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington ont été écourtés mercredi de six jours après que Donald Trump les a vivement critiqués, le Pentagone assurant toutefois préserver les "objectifs" militaires américains.

Dimanche, Donald Trump avait pris son proche allié sud-coréen de court en estimant que ces exercices annuels adressaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à la Corée du Nord.

Invoquant sa "très bonne relation" avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, il avait annoncé une réduction "considérable" de la participation des Etats-Unis à ces manoeuvres annuelles destinées à simuler des combats contre des troupes de Pyongyang.

Kim Yo Jong, soeur influente du leader nord-coréen, a affirmé mercredi qu'elle n'était "pas du tout au courant" d'une quelconque communication entre son frère et Donald Trump, contrairement à ce qu'a évoqué le président des Etats-Unis.

Tout en soulignant que les relations entre eux restaient "excellentes", elle a ajouté que la décision de Donald Trump "ne mérite pas d'être commentée" et qu'elle est "dénuée d'intérêt", selon un communiqué.

Le président américain Donald Trump (g) et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un traversent ensemble la ligne de démarcation militaire qui sépare la Corée du Nord et la Corée du Sud, le 30 juin 2019 à Panmunjom en Corée du Sud ( AFP / Brendan Smialowski )

Le président américain Donald Trump (g) et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un traversent ensemble la ligne de démarcation militaire qui sépare la Corée du Nord et la Corée du Sud, le 30 juin 2019 à Panmunjom en Corée du Sud ( AFP / Brendan Smialowski )

De son côté, l'armée sud-coréenne a précisé que ces exercices, prévus initialement jusqu'au 27 août, se termineraient en fait dès vendredi.

Ce changement de posture constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des Etats-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l'AFP que cette décision était "inhabituelle".

Dans un communiqué, l'état-major interarmées sud-coréen a annoncé "ajuster la durée de l'exercice UFS" (Ulchi Freedom Shield) à la suite d'une "suggestion de la partie américaine".

Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Cho Hyun a expliqué devant le Parlement mercredi que Séoul n'avait pas été prévenu au préalable de la décision d'écourter les exercices.

"Condition préalable"

"Ni notre gouvernement, ni les responsables gouvernementaux américains ne savaient à l'avance ce que le président Trump a annoncé sur (le réseau) Truth Social", a-t-il déclaré.

Le Pentagone a toutefois assuré mercredi que ces ajustements "préservent les objectifs essentiels en matière de préparation et d'entraînement".

"Il n'y aura aucune réduction des objectifs d'entraînement américains", a affirmé le commandement militaire américain.

Manifestation contre l'exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les États-Unis, baptisé "Ulchi Freedom Shield" (UFS), devant l'ambassade des États-Unis à Séoul, le 17 août 2026 en Corée du Sud ( AFP / Jung Yeon-je )

Manifestation contre l'exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les États-Unis, baptisé "Ulchi Freedom Shield" (UFS), devant l'ambassade des États-Unis à Séoul, le 17 août 2026 en Corée du Sud ( AFP / Jung Yeon-je )

Les Etats-Unis entretiennent un contingent de 28.500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie.

Une partie d'entre eux devait être mobilisée au côté de 18.000 militaires sud-coréens pour ces exercices nommés Ulchi Freedom Shield (UFS).

Les manoeuvres de cette année répondent à l'expérience acquise par l'armée nord-coréenne en matière de techniques de guerre moderne au côté de la Russie, sur le front ukrainien.

Le président Trump s'est régulièrement targué de sa proximité avec Kim Jong Un, qu'il a rencontré à trois reprises lors de son premier mandat à la Maison Blanche.

Le Wall Street Journal a rapporté mardi, citant des responsables américains, que le président Trump faisait pression sur ses collaborateurs pour une nouvelle rencontre cet automne.

"La suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s'engage dans un dialogue avec les Etats-Unis", observe pour l'AFP Park Won-gon, professeur à l'université Ewha.

Aussi, cette "réduction pourrait avoir un impact positif" en ce sens, estime-t-il.

"Neutraliser les menaces"

Interrogé en début de semaine sur un éventuel retour favorable de Kim Jong Un à sa volonté affichée de le ménager, M. Trump a répondu "oui, il l'a fait", sans cependant dire clairement s'ils avaient eu une conversation.

Mercredi, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a répété que les manoeuvres "posent la menace la plus immédiate et la plus franche" à la Corée du Nord, ainsi qu'à la "sécurité régionale".

Ces manoeuvres annuelles irritent systématiquement la Corée du Nord, pays fermé qui détient l'arme nucléaire et est techniquement toujours en guerre avec le Sud. Les deux parties de la péninsule n'ont pas signé de traité de paix à l'issue de leur conflit de 1950-1953.

Pyongyang avait procédé à des essais de missiles à l'approche de ces opérations.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung lors d'une cérémonie célébrant le 81e anniversaire de la Journée de la libération de la Coréeo, le 15 août 2026 à Séoul5 août 2026 pour  ( POOL / Lee Jin-man )

Le président sud-coréen Lee Jae Myung lors d'une cérémonie célébrant le 81e anniversaire de la Journée de la libération de la Coréeo, le 15 août 2026 à Séoul5 août 2026 pour ( POOL / Lee Jin-man )

La finalité de ces exercices n'est pas de "traiter une entité spécifique comme un adversaire, mais de préserver, en sécurité et en paix, les vies quotidiennes de la population", avait voulu rassurer mardi le président sud-coréen Lee Jae Myung, cité par ses services.

Pyongyang a toutefois répété mercredi, via KCNA, entendre faire valoir son "droit à l'autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles".

Dans ce contexte, la Chine, un des principaux alliés de Pyongyang, a confirmé mercredi que son ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendrait mercredi à Séoul pour y rencontrer le président Lee.

Pékin a par le passé régulièrement affiché sa volonté de tempérer son allié nord-coréen, mais Pyongyang joue de plus en plus de ses liens renforcés avec Moscou, selon les observateurs.

6 commentaires

  • 17:07

    Encore le toidi sense78 frappe encore : il y a 30 000 soldats US stationnés dans les bases militaires coréennes, ce n'est pas pour planter des salades


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